TOURNER DE L’OEIL

INSTALLATION
Projet de résidence

La configuration d’une ville, d’un quartier, d’une rue, la présence des objets et la nature des matériaux sont des attributs qui définissent le caractère acoustique de l’environnement sonore urbain, mais l’espace sonore lui-même, possède encore de nombreuses macro-variations. Selon Murray Schafer : La géographie et le climat donnent sa tonalité propre au paysage sonore d’une région. Dans les grands espaces du Nord, le bruit de l’hiver est celui de l’eau qui gèle, de la glace et de la neige. La glace et la neige donnent une tonalité particulière aux régions continentales du Nord, comme la mer donne la sienne à la vie maritime. *

Il parle ainsi d’une manière sensorielle de cartographier les lieux. Le paysage sonore, dans sa notion même, nous invite à une contemplation et à une appréciation auditive du monde “audible”. Mais si on appréhendait ces paysages, à travers d’autres éléments qui nous entourent mais que nous n’entendons pas, c’est-à-dire, à travers les fréquences électromagnétiques. Elles sont invisibles, elles sont inaudibles, elles sont inodores et pourtant, elles sont partout. Elles font partie de notre environnement au quotidien. Nous n’avons pas de sens sensibles aux rayons électromagnétiques à l’exception des yeux. La lumière est la seule, parmi le spectre électromagnétique, à être visible.

En effet, nous sommes entourés par la lumière, nos yeux la détectent et fournissent des détails sur la couleur, les formes, la luminosité et le mouvement, mais si nos yeux pouvaient entendre, c’est tout un monde sonore inconnu qui se révèlerait à nos oreilles. Dans le domaine de l’électronique, il existe un composant photoélectrique qui a la capacité de capter les ondes lumineuses et de les transformer en signaux sonores : la photodiode. La photodiode reprend là où nos yeux s’arrêtent en transposant la pulsation de la lumière en fréquences audibles.

Tourner de l’oeil est donc un projet d’exploration des lieux pour inventer une nouvelle géographie sonore. Une autre manière de cartographier la ville de Gatineau en transposant ses fréquences lumineuses en fréquences sonores.

 

PHOTO

Ces photos ont été prises chez moi lors d’expérimentations avec la caméra vidéo attachée à une perceuse électrique (SpinCamera). J’ai fait un montage pour donner une idée à quoi ressembleraient les diptyques dans leurs réalisations finales.

LAMPE SALONMOICASCADELED ORANGE  CUISINE

 

VIDÉO
Vidéos à partir desquels j’ai pris les photos pour les diptyques.

SPIN CAMERA “Tour du salon” (sans son)

Ce tour du salon est filmé à partir d’une caméra attachée à une perceuse électrique. La vidéo commence sur un plan de la cuisine vu du salon. Ensuite, je dirige la caméra vers le chauffe-eau Cascade, la télévision, la lampe du salon et je retourne vers la cuisine.»

 

SPIN CAMERA “Cascade” (sans son)
Chauffe-eau Cascade de mon chalet.

 

L’EXCITATION SONORE DE ZOÉ T.
Vidéo de ma dernière installation L’excitation sonore de Zoé T. qui a été présentée dans le cadre du Mois Multi 14 à Québec en février dernier suite à une résidence de deux semaines à La Bande Vidéo à Méduse. Dans cette installation, le son est produit uniquement à partir de la lumière et l’image est créée en direct avec une caméra vidéo attachée à un moteur.

 

L’EXCITATION SONORE DE ZOÉ T. 2
Même installation que la vidéo précédente. Le soir avant le démontage, j’en ai profité pour expérimenter de nouvelles images avec une lampe de poche et j’éclairais un peu partout sur le dispositif.

 

WHEELS
Expérimentation avec un disque de carton découpé et photodiode. Le disque de carton est installé sur un petit moteur et le dispositif est placé sur un rétroprojecteur. À 12 secs environ, ce qui entre lentement dans l’image est la photodiode. Cette vidéo montre l’effet d’optique que les motifs du carton révèlent en tournant ainsi que le son que la lumière génère lorsque la vitesse de rotation du moteur change, de lente à rapide.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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